Tout le monde connaît Hulk : c’est le gars qui devient aussi vert que molosse quand il pète un câble. Un mec normal, avec un nom normal, Bruce Banner, un diplôme normal – physicien – et un job normal. Enfin, presque : il est chargé de créer un nouveau type de bombe pour l’armée américaine : la bombe G. Et ce mec normal, qui pourrait être votre voisin de palier, se fait, suite à une explosion, irradier aux rayons gamma.

Les conséquences ? Une mutation physiologique qui provoque une métamorphose considérable lors de moments de stress ou de colère. Bruce Banner s’y transforme en « Hulk », un mélange entre Hercule (pour la force et l’apparence) et un iguanodon (pour la couleur) devenu un des super héros les plus populaires des Marvel Comics.

Et quand Bruce est  Hulk, inutile d’essayer de le raisonner, de l’amadouer ou de le dérider. Il dévaste tout sur son passage. Une seule solution : se faire tout petit et espérer qu’il ne nous voie pas ou… courir pour sa vie. Vite, si possible. Très vite…

« Tu sais ce qui me fait le plus peur ? Quand je ne peux plus résister, quand je me sens submergé et que je perds totalement le contrôle… j’aime ça. » *

La part de Hulk en chacun de nous

Pour créer Hulk, Stan Lee et Jack Kirby n’ont eu qu’à regarder autour d’eux. À observer les gens succomber au stress, péter les plombs, sortir d’eux-mêmes, se foutre en rogne ou s’emporter dans tous les contextes imaginables. À remarquer que nous avons tous un peu de Hulk en nous.

Certes, on a remplacé les rayons gamma par des hormones 100% naturelles et la couleur verte par des nuances de pourpre, mais le résultat est le même : quand nous sommes en colère, notre corps se transforme. Les traits s’enflent, se crispent. Les sourcils froncent. Le regard durcit. La voix aussi. Le buste se projette en avant. Les mains sont prêtes au combat. Normal. Quand nous nous sentons en danger, nous enclenchons  instinctivement une des réactions de stress – censée assurer notre survie – parmi la gamme des programmes disponibles.

Notre transformation en Hulk provient du déclenchement automatiquement de notre programme de « Lutte » : le combat pour la survie. Nous faisons face à notre « adversaire » ou à la situation en envoyant un message limpide : « Ne me fâche pas. Tu n’aimerais pas que je me fâche *», façon Hulk. Ce mécanisme est gravé au plus profond de nous depuis que nos ancêtres étaient à la merci des tigres à dents de sabre. Prêt à rejaillir au besoin. Surtout quand un automobiliste, devant vous, ne démarre pas assez vite quand le feu passe au vert…

L’homme au cœur du colosse

Dans la nature, c’est toujours le plus fort qui gagne. L’objectif du programme de « Lutte » consiste à nous rendre le plus fort possible à travers une réaction physiologique de stress. Notre organisme libère de l’adrénaline et nous donne du « culot », c’est-à-dire une tendance à vous surévaluer. Pour impressionner. Pour ne pas être dominé.

Parfois, dissuader suffit. Dans la vie sauvage, un prédateur recule devant plus faible que lui si la proie semble teigneuse, prête à tout pour « vendre chèrement sa peau ». Les lois de la nature valent aussi pour lui : il n’a pas envie de risquer une blessure inutile.

Si ça ne suffit pas, nous devenons agressifs, mais seulement pour nous défendre ou défendre nos idées, notre point de vue. Comme celui de Hulk, notre regard fixe l’adversaire dans les yeux pour connaître son intention. Ceux qui le connaissent vous le diront : Hulk semble toujours chercher chez son adversaire l’humanité qui le calmerait… Dommage qu’il ne trouve, en général, qu’une bonne raison de laisser éclater sa colère.

Mais ce programme de lutte, qui masque son impuissance à être entendu, compris, reconnu, ne lui fait pas que du bien.

 «  Cela fait tellement longtemps, je ne sais même plus qui est Bruce Banner. Tout ce que je sais… c’est que je ne suis pas ce Hulk. » *

Hulk a toujours raison

Hulk s’isole. Hulk ne veut plus faire mal. Hulk regrette. Nous aussi. En « Lutte », nous avions un esprit concret, direct, précis et le sens de la repartie. Nous avons lutté pied à pied, tour à tour susceptible, intolérant au reproche, orgueilleux, énervé, agressif…

Une fois la colère retombée, nous culpabilisons d’avoir lâché certains mots que l’on ne pensait pas vraiment, d’avoir eu certains gestes dont on ne voulait pas vraiment. On se dit que c’est de la faute de l’autre. C’est plus simple. Mais on sait que ces mots, ces gestes, sont sortis de nous…

*Bruce Banner

 

A vos commentaires !

Que vous inspire cet article ? Que diriez-vous à propos de votre « Hulk » ? Comment avez-vous appliqué mes 5 trucs et quels en ont été les résultats ? Votre expérience m’intéresse !

 

 

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